L'ARVN était organisée d'une manière conventionnelle comme une armée occidentale : Présence d'artillerie, de forces blindées et des grandes unités d'infanterie.
Le premier engagement significatif de l'ARVN contre le VC eut lieu en 1963 à Ap Bac, il révéla de sérieuses déficiences dans la chaîne de commandement, au niveau tactique et dans l'affectation des ressources.
Toutefois dès 1965, l'ARVN, épaulée sur le terrain par les forces US, semblait être devenue une force militaire à part entière.
Cependant en 1966, 50% des troupes fut réaffecté à des activités de pacification empêchant donc les troupes novices à acquérir l'expérience du combat. En 1969, l'ARVN était constituée d'environ 1 million de soldats répartis dans 10 divisions. Cette même année les USA lancèrent le programme de Vietnamisation du conflit remettant progressivement les clés du Sud-Vietnam à l'ARVN qui s'acheva lors du départ des dernières troupes de combat US en mars 73.
Le 15 août 73, le congrès américain mis fin au financement accordé aux activités militaires US au Cambodge, Laos, Nord et Sud-Vietnam. L'ARVN se retrouva seule sur le terrain durant le reste du conflit. L'ARVN encerclée par les forces communistes fut contrainte de rendre définitivement les armes le 30 Avril 1975.
Même si des unités ARVN se montèrent à la hauteur en de très nombreux occasions, l'armée sud-vietnamienne était aussi gangrenée par l’apathie, la corruption ou encore la désertion.
Une partie de l'origine de cette situation provient du salaire que percevait un soldat de l'ARVN ne lui permettant pas de vivre décemment.
La désertion fut une des causes fondamentales du délabrement de l'ARVN et de sa chute. Entre 65 et 72 environ 840 000 hommes désertèrent, soit 120 000 par an. La désertion excédait les pertes au combat d'un ratio de 6 pour 1.
Sur la RVNAF dans son ensemble 80% de désertion eurent lieu dans les troupes d'infanterie de l'ARVN contre 12% dans la Navy et 8% dans l'Air Force.
L'ARVN était la composante la plus importante de la RVNAF, à son maximum elle fut constituée de 11 divisions d'infanterie régulières chacune assignée à une CTZ.
Les divisions Airborne et de la Marine servaient de troupes de réserve générale à la discrétion du président.
Au niveau des CTZ on retrouvait aussi des forces artilleries, de blindés et des unités de rangers ainsi que des milices locales, les forces populaires et régionales. Plusieurs zones tactiques spéciales existaient afin de concentrer les ressources militaires dans certaines zones clés.